Au revoir, Grand-maman: adiós abuela. PD: TQM.

Chère Grand-maman,

Voici la dernière lettre que je t’écris. Comme je sais que c’est quelque chose d’important pour toi, puisque tu le marquais chaque jour dans ton carnet, je te fais savoir qu’aujourd’hui il a fait grand beau, pour être le 28 décembre. Le soleil chauffait le cœur et la mer allait et venait avec des grandes vagues à cause du vent, un peu froid, qui nous ramène l’air du Nord. Un air qui nettoie le ciel de nuages et le laisse bien bleu, un bleu pétillant et éblouissant comme était ton regard. Un bleu profond, ce bleu que tu aimais tant et qui inondait toutes tes armoires et tiroirs. Je crois qu’il n’y a pas un seul pull bleu marin, turquoise ou bleu ciel de la Croix-Rouge qui n’est pas fini pendu d’un des tes cintres. Le bleu me rapproche de ton souvenir et de tes yeux clairs et toujours curieux.

Chère Grand, j’aurais aimé te soutenir. Te dire que nous avons tous bien appris de ta part le dicton que tu avais noté partout dans la maison avec ta calligraphie si belle. Oui, “la vie c’est comme aller en bicyclette, il ne faut pas arrêter de pédaler, sinon on tombe”… Mais maintenant, tu peux laisser aller le pédal, Grand, tu peux voler et rejoindre Grand-papa là-haut vers les étoiles, celles que tu aimais tant regarder les nuits d’été. Repose- toi bien, regarde-nous continuer à aimer la famille telle que tu nous l’as montrée. Donne-nous du courage pour ne pas perdre de vue que l’important ce sont toujours les petits détails: avoir la boîte pleine des biscuits si jamais quelqu’un venait faire un thé, garder des cadeaux en réserve dans un coffre pour les anniversaires et les fêtes de Noel, noter tout ce qui arrive d’important dans les vies de ceux que tu aimes, faire des photos, par centaines, et surtout ne pas oublier de les imprimer et les organiser dans des albums photos qui sont notre bible particulière.

Merci Lulu, tu le sais, tu nous manques déjà.

Je prendrai bien maintenant le téléphone une dernière fois pour t’appeller… Après trois ou quatre sonneries tu décrocherais vite, parce que les téléphones c’est quelque chose de très important, la meilleure invention du monde après la machine à laver le linge, tu m’avais dit un jour… Tu prendrais l’appareil et tu dirais en chantant un peu “Allô, Madame Wyser”, et moi je te taquinerais en répétant les mêmes mots avec ce ton suisse. Et tout de suite tu reconnaîtrais ma voix: “Eeehhh, bonjour Célia !”. Et pendant une bonne demi-heure nous parlerions du jour le jour, des enfants, de l’école, le travail, ce qui fait chacun dans la famille, le temps… Je t’appellerais bien une dernière fois, mais je ne pourrais plus et même si c’est la vie qui continue avec son rythme normal, tu me manques déjà… Et c’est parce que je t’aime déjà beaucoup trop.

Grosses bises.

Ton petit lapin.

Carta a mi abuela en español:

Querida Grand-maman,

Esta es la última carta que te escribo. Como sé que esto es algo importante para ti, ya que lo has estado marcando todos los días en tus cuadernos, te hago saber que hoy, 28 de diciembre, el sol calentaba el corazón y el mar iba y venía con grandes olas debido al viento, un poco frío, que trae de vuelta el aire del Norte. Un aire que despeja el cielo de nubes y lo deja azul, un azul chispeante y deslumbrante como lo eran tus ojos. Un azul profundo, el azul que tanto amabas y que inundó todos tus armarios y cajones. No creo que haya un solo suéter de la Cruz Roja azul marino, turquesa o azul celeste que no haya terminado colgado de una de tus perchas. El azul me acerca a tu memoria y a tus claros y siempre curiosos ojos.

Querida Grand, me gustaría haberte cogido de la mano. Para decirte que todos aprendimos bien de ti el dicho de que habías escrito por toda la casa con tu hermosa caligrafía. Sí, “la vida es como andar en bicicleta, no debes dejar de pedalear o te caerás”… Pero ahora puedes soltar el pedal, Grand-maman, puedes volar y unirte al abuelo hasta las estrellas, las que te gustaba ver en las noches de verano. Descansa tranquila, mira como seguimos amando a la familia como nos mostraste. Danos valor para recordar que lo importante son siempre los pequeños detalles: tener una caja llena de galletas en caso de que alguien venga a hacer el té, guardar los regalos en una baúl para los cumpleaños y la Navidad, anotar todo lo que es importante en la vida de tus seres queridos, tomar fotos, cientos de ellas, y no olvidar imprimirlas y organizarlas en álbumes de fotos que son nuestra biblia especial.

Gracias Lulu, sabes que ya te echamos de menos.

Después de tres o cuatro timbres cogías el teléfono rápidamente, porque el teléfono es muy importante, el mejor invento del mundo después de la lavadora, me dijiste un día… Cogías el teléfono y cantabas un poco “Allô, Madame Wyser”, y yo me burlaba de ti repitiendo las mismas palabras con ese tono suizo. Y reconocerías mi voz enseguida: “Eeehhh, bonjour Celia!”. Y durante una buena media hora hablábamos del día a día, de los niños, de la escuela, del trabajo, de lo que hace cada uno en la familia, del tiempo… Te llamaría una última vez, pero no puedo hacerlo más y aunque la vida sigue con su ley y su ritmo normal, ya te echo de menos… Y es porque “ je t’aime déjà beaucoup trop”.

Grosses bises,

Ton p’tit lapin.


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